Cet article n’est pas là pour donner des coups de martinet, ni pour se juger, ni pour s’auto-flageller.
Il est simplement une piste de réflexion, une invitation à poser de la conscience sur ce qui peut se jouer quand on entre dans une relation amoureuse.
On peut très bien aller plus ou moins bien lorsqu’on est seul.
On gère son quotidien, ses émotions, sa vie.
Mais dès que l’on entre dans une relation amoureuse, quelque chose de plus profond peut se réveiller.
Très souvent — pas toujours, cela dépend du niveau de conscience — on revient inconsciemment dans une ancienne posture d’enfant.
Les carences affectives refont surface.
Les besoins non comblés par les parents.
Les manques, les attentes, les blessures anciennes.
L’amour agit comme un révélateur.
Il met en lumière ce qui était resté en arrière-plan.
Je me faisais cette réflexion récemment, un soir, tranquillement, en mangeant devant une série.
Je me suis dit : je suis seule… et finalement, ce n’est peut-être pas plus mal en ce moment.
Parce que si je devais entrer à nouveau dans une relation amoureuse, je sais que cette posture d’enfant pourrait encore se manifester.
Cet enfant qui a manqué, qui a cherché, qui s’est parfois senti inférieur ou en insécurité.
Pour ma part — et chacun est libre de son chemin — je ne me sens pas prête aujourd’hui à entrer dans une relation amoureuse en sachant tout cela.
Non pas par peur de l’amour, mais par respect pour ce que j’ai compris.
Si je devais entrer dans une relation, j’aimerais que ce soit une relation d’adulte à adulte, d’égal à égal.
Même si cela demande un effort immense — parfois presque surhumain — pour ne pas retomber automatiquement dans l’ancienne posture de l’enfant.
Certaines choses seraient possibles, d’autres plus complexes.
Cela demanderait d’oser aller voir ce qui est inconfortable, ce qui gratte, ce qui dérange.
Et peut-être que la vraie question n’est pas :
“Suis-je prête à aimer ?”
mais plutôt :
“Suis-je prête à rester adulte, même quand l’enfant se réveille ?”



